La crise de la quarantaine

Paris, vide, en heure de pointe
Paris, vide, en heure de pointe

2020 avait pourtant bien commencé

Le monde est à l'arrêt. L'ordre mondial apparent est remis en cause. Et encore au moment où j'écris nul ne sait les conséquences sanitaires, économiques ou écologiques, sur le long terme, ni les suites de cet épisode digne, jusqu'à présent d'un film de science fiction.

Des milliards de personnes sommées de rester chez elle, et de l'autre des milliers de soignants menant de front la guerre -de l'invisible.

 

Je me garderais bien de debattre la gestion de crise, l'apparition de l'épidémie, ou juger du travail fourni par le personnel médical qui a bien gagné à être mis en valeur (ainsi que toutes les petites mains) par rapport à certaines professions dont nous tairons l'inutilité proportionnelle avec leur salaire.

 

Parlons de cette introspection forcée, redoutée, crainte, mais aussi ardament désirée dans nos sociétés où nous n'avons jamais le temps et clamons avec dédain, parfois même sans s'en rendre compte que nous sommes "sous l'eau" "épuisés"

La quarantaine, n'est ce pas une bonne raison pour prendre pied ?!

 

Ce monde inarretable qui vit à 100 à l'heure. N'est ce pas le moment de prendre le temps ? De ne pas se surcharger d'activités pour ne pas trop penser à un quotidien efrenné ou il est "normal" de faire 10 choses à la fois. Nous voilà pris au dépourvu.

 

Tout s'accélère également. Ce que l'on pensait irréel est arrivé. Les frontières du réel sont donc repoussées (merci X Files)

Les états sont paniqués, les marchés aussi. Quel est ce nouvel ordre qui va surgir ?

 

Nous nous rendons compte que nous ne sommes gouvernés que par des humains qui certes, font leur maximum pour être élus, mais ne possèdent en aucun cas des solutions à tous les problèmes. Au contraire.

 

Alors, oui tout devient possible ! Je me reprends à rever de choses inimaginables jusque là, mélée de fascination et de crainte.

L'envie de faire plein de choses, de changer le monde.

 

Le changement climatique, les espèces animales que l'on maltraite, la terre elle même que l'on maltraite et qui nous rappelle sagement que nous ne sommes qu'une espèce parmi d'autres et que notre "économie" et notre "croissance" n'ont aucune valeur à son échelle.

 

Le choc sera t-il assez intense pour que l'humain réagisse ? Que le précipité de chimie se transpose à l'échelle humaine mondiale ?

La peur de l'autre sera t-elle toujours plus forte avec un nationalisme exacerbé ou alors la prise de conscience que nous ne sommes qu'un (pays, espèce, genre, ce que vous  voulez) à l'échelle de la Terre nous fera réagir autrement ?

 

Une chose est sure, cette quarantaine entrainera des changements sans précédents. 

L'humanité devra choisir et nous avons tous notre mot à dire.

 

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