Partir pour mieux revenir ?

1.Partir..et revenir

Quand on part en voyage, il y a très souvent un retour : 1 semaine, 15 jours ou plusieurs mois, la réflexion sera proportionnelle au temps parti.

Avant le départ, on se prépare, on lit, on fait sa valise et on fantasme cette nouvelle destination en comptant les jours qu'il reste avant le départ.

Mais dès le retour, une ombre guette. Ca y est, le voyage est fini. Les souvenirs plein la tête on défait sa valise en renversant les derniers grains de sable coincés dans nos affaires, enfermant dans nos placards des habits que l'on ne remettra pas avant des mois.

 

Ces derniers temps en multipliant le nombre de voyages et d'aventures, j'ai le sentiment que le fracas du retour est exponentiel.

Pourtant on le sait, ce n'est pas une surprise : il y a un retour.

Et quand bien même le retour est loin. Plus le voyage est long, plus le retour à la réalité, notre réalité, peut être difficile.

 

C'est un peu pour cela que je n'ai pas encore pris aujourd'hui, peut être à tors, un billet tour du monde ou un congé sabbatique.

Pourtant ce n'est pas l'envie qui me manque ! Une extrême envie de voir le monde entier, mais aussi une appréhension de n'avoir tout d'un coup plus rien à découvrir.

Pendant mes études, je suis pourtant partie plusieurs années à l'étranger, mais il y avait un but, un après, une continuité.

 


2.Le Jet lag emotionnel

J'ai entendu dire une fois qu'il fallait au retour, la moitié du temps de son voyage pour se remettre de ses émotions et reprendre ses occupations.  Un peu comme un décalage horaire, une sorte de jet lag émotionnel.

 

Je ne sais pas vous, mais cet ascenseur émotionnel que l'on subit dès l'achat d'un billet, se termine pour moi en chute abrupte dès lors que l'avion atterri, une voyagestalgie.

 

J'ai tout d'abord cru qu'il suffisait de profiter du moment présent, cela aide certes, mais il ne s'agit pas que de cela.

J'ai aussi pensé à prendre un aller simple pour ne pas revenir, mais fuir n'était pas la solution non plus.  

Je me suis aussi dis qu'en multipliant les voyages le retour serait moins dur car il y aurait un autre départ bientôt.

 

Sans compter les remarques du style: "Mais de quoi tu te plains ? Tu en as de la chance de voyager autant" et les "Ah ben les vacances si ça durait plus longtemps ca serait plus des vacances"

 


3. Mais alors pourquoi revenir peut être si dur ?

Un peu prise au dépourvu, j'ai cherché sur internet voir ce qu'il en était : besoin de fuite, blues du voyageur.. des sentiments à priori normaux quand on part, que notre situation réelle ne nous convient pas et que l'on s'en rend compte quand on s'éloigne.

 

Et les solutions proposées ? Assez simples comme : sortir avec des amis, rebooker un autre voyage ou se changer les idées en attendant que ça passe. 

Alors oui, parfois on ne peux pas tout changer d'un coup, mais je garde en tête que cette insatisfaction chronique du retour est bénéfique.

 

Elle ouvre les yeux sur ce qu'on ne voyait plus avant le départ. Fort de ces rencontres, de ces découvertes d'autres cultures, d'une ouverture d'esprit nouvelle: ce qui nous semblait impossible à changer ou gravé dans le marbre,  ne l'est pas forcément. C'est le moment d'aller de l'avant.

Revenir fait parti du voyage !

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